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Brev fra Gustave duChesne de Bellecourt til H.C. Andersen 8. marts 1850

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Dato: 8. marts 1850
Fra: Gustave duChesne de Bellecourt   Til: H.C. Andersen
Sprog: fransk.

Monsieur,

Je regrette bien vivement d’avoir été privé du plaisir de vous rencontrer aujourd'hui. J’avais l’honneur de vous porter les traductions que j’ai osé essayer de votre ravissante composition “Danmark Mit Fædreland”.

Vous verrez en les lisant, Monsieur, combien je suis téméraire et vous m’accorderez toute votre indulgence don’t j’ai tant besoin, en faveur de l’admiration que m’a inspiré ce petit poëme si rempli de sentiment de chaleur et d’élégance.

Je voudrais connaître assez les ressources de ma propre langue pour lutter avec la vôre qui - “som en sød Musik mit Hjerte naaer” – Malheureusement je ne suis qu’un scribe infime et si j’ai la hardiesse de vous faire part de mon essai de traduction, ce n’est que pour répondre à votre demande et en vous assurant qu’à l’avenir j’éviterai de vous donner un si mauvaise interprète.

Veuillez agréer je vous prie l’expression de mes sentimens les plus distinguées.

G. duChesne de Bellecourt

[le 8 mars 1850]

Sécretaire de la Légation de France

Tekst fra: Poul Søren Kjærsgaard (47, 31-35)

"Danemark, mit Fædreland".

Traduction littérale

Le Danemark est ma patrie, c'est là qu'est
mon foyer - là que j'ai mes racines,
c'est de là que se déroule mon monde -
Et toi? langue danoise, tu es ma voix
de mère - tes accens bénis pénètrent
si doucement mon cœur! - Et vous?
riantes côtes du Danemark, - où les
tombeaux des géans de l'antiquité -
reposent à l'ombre des vergers de pommes
et des jardins de houblon - Je vous
aime, Danemark ma patrie!

Où donc l'été va t-il étendre les lits
de fleurs - plus richement qu'ici, sur ces
côtes ouvertes? - Où donc la Lune
au-dessus des champs de trèfle - Se
balance t-elle plus gracieusement que dans
la patrie des hêtres? Õ riantes
côtes du Danemark - où flotte la
Danebrog, - que Dieu vous donne la meillure
victoire! - Je t'aime Danemark, ma patrie!

Un jour tu dominas dans tout le Nord -
tu dictas des lois à l'Angleterre; maintenant /
on t'appelle le faible - le petit pays, et pourtant
Si loin que ce soit sur la terre - on peut entendre
résonner les chants Danois et le marteau de
Sculpteur. Ô riantes côtes du Danemark -
où la charrue rencontre la corne d'or - que Dieu
vous donne un avenir semblable aux souvenirs
qu'il vous a donnés - Je t'aime, Danemark, ma patrie!

Danemark où je suis né, où j'ai mon foyer -
où j'ai mes racines, d'où part mon monde entier -
où la langue est ma douce voix de mère -
et baigne mon cœur comme une douce musique -
Vous, fraiches côtes du Danemark - avec les
nids de cygnes sauvages - dans les îles vertes,
foyer de mon cœur ici-bàs - mon amour! Danemark ma patrie!

traduit d'après H.C. Andersen

Le 8 mars 1850.

G. duChesne de Bellecourt.

Tekst fra: Solveig Brunholm (47, 32)

Danemark, mon pays, ô sainte et noble terre,
Où plonge ma racine, où pose mon foyer,
C'est de ton sol pour moi que part le monde entier!
Langue de la patrie, oh! Votre voix de mère
De ses accens bénis et si pleins de douceur
Toujours, de votre enfant fait tressaillir le cœur
Salut, de mon pays côte riante et fière
Salut vergers dont l'ombre abrite les tombeaux
Où dorment ces géans nos antiques héros
Dig elsker jeg, Danmark, mit Fædreland!

Où l'été trouve-t-il de plus charmans rivages
Pour étendre ou soleil des beaux tapis de fleurs ?
Et quand l'astre des nuits déroule des grandeurs
Où donc pourrait-il mieux qu'au séculaire ombrage
De nos hêtres touffus, qu'au trèfle de nos prés
Bercer en se jouant des croissans argentés?
Ô toi, Saint Dannebrog, étendard des vieux âges,
Sur ces rives toujours fais flotter notre croix
Et que dans les combats Dieu soit pour le danois?
Dig elsker jeg, Danmark , mit Fædreland?

De ta grandeur jadis le Nord fut tributaire
L'Angleterre elle aussi dut accepter ta Loi
Aujourd’hui, que dit-on, quand on parle de toi :
"C'est un petit pays!" … Et pourtant sur la terre
Est il donc un seul coin où n'arrive le son
Du marteau sculptural ou des chants de ??acon?
Beaux rivages danois d'ou le soc peut extraire
L'antique corne d'or, Dieu fasse l'avenir
Tout aussi grand pour vous que sont vos souvenirs.
Dig elsker jeg, Danmark mit Fædreland!

Pays où je suis né, Danemark, noble terre
Toi qui nourris ma bouche où pose mon foyer
Salut mon horizon, salut, mon monde entier!
Et vous qui me parlez de votre voix de mère
Langue dont la musique a fait couler mes pleurs
À ses accens bénis et si pleins de douceur!
Nids de cygnes cachés sous l'herbe printanière
De nos ilots sacrés, ô pays de l'honneur!
Je vous aime, ô patrie, ô foyer de mon cœur!
Min Kjærlighed, Danmark, mit Fædreland.

8 mars 1850.

Tekst fra: Poul Søren Kjærsgaard (47, 31)